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Où nous conduit le concept d’islamo-gauchisme?

In Articles on 22 février 2021 at 16 h 38 min
Dès 2002, chez Pierre-André Taguieff, cliquez sur l’image

L’islamo-gauchisme est un néologisme désignant la proximité supposée entre des idéologies et partis de gauche et les milieux islamiques ou islamistes. Pour Jean-Michel Blanquer, il s’agit d’un «fait social indubitable”. ”Ce serait absurde de ne pas vouloir étudier un fait social. Si c’est une illusion, il faut étudier l’illusion et regarder si cela en est un”, a-t-il indiqué sur BFMTV, estimant que “certains essayent toujours de minimiser ce projet politique”. Ses déclarations faisaient suite à celles de Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, ainsi qu’à celles du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin il y a quelques mois. 

Mais d’où vient ce concept ? Qui en est l’auteur ? Quelle idéologie se cache derrière ? Pour tenter de répondre rapidement à ces questions, nous vous résumons les recherches extraites de nos précédents articles.

Pierre-André Taguieff et Daniel Pipes

Pierre-André Taguieff, rédacteur du site dreuz.info pendant de longues années.

Ce concept a été utilisé pour la première fois en France en 2002 par l’historien des idées Pierre-André Taguieff dans son ouvrage « La nouvelle Judéophobie ».

A l’instar de Daniel Pipes, Taguieff est souvent présenté comme « expert » en théories du complot [comme un spécialiste du racisme]. C’est surtout un spécialiste de la pensée par les amalgames. Dans son discours, toute critique à l’égard de la politique des États-Unis et d’Israël équivaut à de l’antisémitisme. En 2004, il signe « Prêcheurs de haine : Traversée de la judéophobie planétaire ». Cet ouvrage fait suite à « La Nouvelle Judéophobie » sorti deux ans auparavant.

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Raphaël Glucksmann, le nouveau substitut de la cause ouïghour

In Articles on 21 janvier 2021 at 18 h 24 min

Ils sont devenus la préoccupation première des responsables politiques américains qui jusqu’ici se souciaient peu, pour ne pas dire pas du tout, des peuples opprimés. Selon Donald Trump des entreprises chinoises exploitent la communauté Ouïghour. Même ton chez Joe Biden, qui parle de répression. En France, les chantres des réseaux acquis à l’Amérique impérialiste relaient comme ils l’ont toujours fait quel que soit le pouvoir en place la rhétorique étasunienne sans jamais y apporter la moindre correction. 

Sur les chaînes de télévision et dans les grands médias en général, seuls “les spécialistes” favorables aux affirmations américaines sont tolérés. Pourtant, il existe des voix dissonantes. Le journaliste Maxime Vivas, l’un des rares à s’être vraiment rendu sur place, publie un livre-enquête : Ouïghour pour en finir avec les fake news. L’historien André Lacroix écrit : Après le Tibet, place au Xinjiang pour discréditer la Chine. Docteur en information et en communication, Emmanuel Wathelet, sans toutefois nier les dérives du capitalisme chinois, revient méthodiquement sur les mensonges d’Amnesty International sur la Chine

Difficile pour nous de trancher définitivement, mais une chose est sûre : les réseaux inféodés à Washington nous ont appris à nous méfier de leurs affirmations. Quoi de plus légitime de douter d’un pays qui dans son histoire n’a eu de préoccupations que pour l’hégémonie de son Dollar ? Partant de ce principe, il nous a semblé, en attendant un éventuel débat contradictoire à la télévision entre débatteurs avisés, de revenir sur la carrière d’un supporter inconditionnel de la cause Ouïghour si l’on s’en tient à ses dires. 

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